Rando Trail

Préparer la SaintéLyon : mes conseils après 8 h 28 en 2025

Comment préparer la SaintéLyon : allure, nutrition, tenue, chaussures, frontale, logistique. Les erreurs de ma première édition et ce que je change pour 2026.

L’arche d’arrivée de la SaintéLyon et son tapis violet, dans la halle, à Lyon

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J’ai couru ma première SaintéLyon en 2025, en 8 h 28, et j’ai à peu près tout raté : un départ trop rapide, une nutrition mal rodée, des chaussures inadaptées. J’y retourne en 2026. Ce guide rassemble ce que j’ai appris sur le parcours, l’allure, la nutrition, la tenue, le matériel et la logistique, et ce que je fais différemment cette année. Le détail de ma course est dans mon récit de la SaintéLyon 2025.

La SaintéLyon en bref

Mon édition 2025
Parcours De Saint-Étienne à Lyon, de nuit
Distance 79,6 km
Dénivelé positif environ 1 950 m annoncés, 2 264 m à ma montre
Départ 23 h 30
Finishers 6 152
Abandons 771, soit 11 %
Bâtons Interdits

L’édition 2026 a lieu dans la nuit du 28 au 29 novembre. Le parcours change en partie chaque année : vérifiez la distance, le dénivelé et les horaires sur le site officiel de la SaintéLyon.

Mes erreurs de 2025, et ce que je change

En 2025 En 2026
Départ à 17 km/h, emporté par les élites et les relayeurs Rester frais jusqu’au kilomètre 45
Une nutrition à laquelle je n’étais pas habitué Des produits testés à l’entraînement et en course
Des chaussures sans amorti Brooks Cascadia Elite
Pas de vraie préparation, juste après un marathon Sept semaines de préparation spécifique
Aucune expérience de la course de nuit Entraîné à courir de nuit

Le parcours : deux courses en une

890 m165 m
SaintéLyon 2025 : de Saint-Étienne à Lyon78,4 km, 2 194 m de D+, de 165 m à 890 m d’altitude.Télécharger la trace GPX

Ma trace de 2025 montre bien la logique du parcours.

  • Du départ au kilomètre 20 : ça monte progressivement, jusqu’à plus de 750 m d’altitude.
  • Du kilomètre 20 au kilomètre 40 : la partie haute, avec un point culminant à 890 m. C’est la portion la plus lente.
  • Après le kilomètre 45 : le parcours descend vers Lyon, sur un terrain plus plat et plus roulant.

Côté terrain, c’étaient surtout des chemins jusqu’au kilomètre 50, puis beaucoup de bitume. Le parcours n’est pas très technique. Avec près de 7 000 coureurs et de la boue, il se dégrade pour ceux qui passent en fin de peloton.

Les ravitaillements en 2025

Ravitaillement Km
Saint-Christo-en-Jarez 19,2
Sainte-Catherine 34
Saint-Genou 45
Soucieu-en-Jarrest 58,8
Chaponost 65,4

Il y a donc 19 km sans ravitaillement au départ, puis des écarts de 7 à 15 km.

L’allure : ne vous faites pas aspirer au départ

C’est mon erreur numéro un. J’étais placé à l’avant, et les élites et les relayeurs partent très vite. J’ai vu 17 km/h s’afficher. J’ai voulu ralentir, mais quand tout le monde vous double, c’est difficile.

Ce n’est pas le cas dans les sas situés plus loin. En revanche, ceux qui en partent peuvent souffrir de bouchons au début du parcours.

Le résultat, en chiffres :

Point Km Temps Place
Saint-Christo 19,2 1 h 44 316
Sainte-Catherine 34 3 h 31 638
Saint-Genou 45 4 h 55 585
Lyon 79,6 8 h 28 425

J’ai perdu 322 places entre le kilomètre 19 et le kilomètre 34, en vomissant tous les kilomètres. Puis j’en ai repris 213 sur la seconde moitié, plus roulante.

Ma stratégie pour 2026 reste celle que je n’ai pas su tenir : arriver frais au kilomètre 45, puis attaquer et tout donner jusqu’à l’arrivée. Je suis bien mieux entraîné qu’en 2025, donc je pourrai partir avec la tête de course. Mais le principe ne change pas.

La nutrition : ce qui m’a coûté la course

En 2025, j’avais emporté 2 gels Maurten, 4 compotes et 10 barres Decathlon, de la boisson isotonique Overstim.s et des recharges Näak. Avec mon mal de ventre, je n’ai rien mangé avant le kilomètre 45.

La cause, c’était un tout : une nutrition à laquelle je n’étais pas habitué, un départ trop rapide, et j’ai pris froid.

C’est là que j’ai le plus progressé depuis. Je me suis entraîné à manger en courant, j’ai pris de l’expérience, et je sais maintenant ce que j’aime et ce que je n’aime pas.

Ce que j’emporte en 2026

  • des gels Näak neutres de 30 g ;
  • de la boisson isotonique Näak ;
  • quelques compotes Decathlon ;
  • quelques gels à la caféine, qui aident bien pendant la nuit.

Le conseil qui compte : ne découvrez rien le jour de la course. Testez vos produits sur vos sorties longues.

La tenue : attention, 2025 était une nuit douce

La météo de 2025 était très clémente pour une SaintéLyon : un peu de pluie et de vent, mais il faisait doux. Ma tenue de cette nuit-là n’est donc pas une référence pour une édition froide.

  • En bas : un short. J’avais pris un legging au cas où, sans m’en servir.
  • En haut : un tee-shirt technique et une seconde couche chaude.
  • La veste : une Salomon Bonatti, gardée pendant l’attente et retirée 2 minutes avant le départ.
  • La tête et les mains : des gants et un bonnet, vite remplacés par une casquette.
  • Le dossard : c’est une chasuble, donc une couche de plus à prendre en compte.

Mon conseil : faites simple, mais couvrez-vous bien. Le froid est une grande cause d’abandon.

Je vous recommande la technique des trois couches, comme je l’avais prévue : elle est géniale. Vous pouvez décider une fois à Saint-Étienne de ce que vous gardez sur vous. Le reste va dans votre sac de consigne, qui retourne à Lyon sans problème.

Le matériel de Nicolas pour la SaintéLyon 2025 étalé au sol : nutrition, flasques, frontale, sac, chaussures, gants, casquette et vêtements
Tout mon matériel de 2025, étalé la veille.

Le matériel

Les chaussures

En 2025, je courais en Salomon Sense Ride 5, mes seules chaussures de trail à l’époque. Elles accrochaient bien dans la boue. Mais elles ne sont pas très réactives, elles m’ont vite fait mal aux pieds, et je sentais beaucoup le sol, avec très peu d’amorti.

En 2026, je pars en Brooks Cascadia Elite. Je les trouve géniales sur le bitume et sur le plat, elles marchent très bien sur les chemins, et la plaque carbone aide beaucoup. Leur point faible est probablement la boue : je ne les y ai jamais testées, ce sera l’occasion de le savoir.

Pour voir leur prix : chez Tonton Outdoor ou chez i-Run.

Je conseille aussi la Hoka Speedgoat 7, que je pense très adaptée à ce genre de course. Elle est disponible chez Tonton Outdoor et chez i-Run.

La frontale

En 2025, j’avais une frontale Decathlon HL900 de 600 lumens, avec une Petzl Actik Core dans le sac en secours. Elle faisait très bien l’affaire. Attention seulement à avoir des piles ou une seconde batterie, sinon elle ne tient pas la nuit.

En 2026, je prends la Petzl Nao RL, avec deux batteries. Sur l’UTMB Nice, ma première batterie s’est vidée très vite à pleine puissance : sur une course entièrement nocturne, la seconde n’est pas un luxe.

Pour voir son prix : chez Tonton Outdoor ou chez i-Run.

Le sac

En 2025, j’avais le Kiprun 12 L de Decathlon. En 2026, je prends mon Wise 333.

Un sac de 12 litres n’est pas obligatoire : on peut facilement prendre plus petit.

Les bâtons

Ils sont interdits sur la SaintéLyon. Inutile de les emporter.

La logistique depuis Paris

Voici comment je me suis organisé en 2025.

  • Le trajet : en train jusqu’à Lyon, où je logeais chez des amis.
  • Le dossard : retrait le matin à Lyon. Le hall est énorme et le parcours, tracé en serpentin, vous fait passer devant toutes les boutiques. Prévoyez du temps.
  • Le repas : j’ai mangé tôt, vers 12 h.
  • La sieste : je n’y suis pas arrivé.
  • Le bus : départ vers 18 h pour Saint-Étienne, arrivée vers 20 h.
  • L’attente : il reste plus de trois heures avant le départ de 23 h 30. J’avais apporté un duvet pour pouvoir dormir.

Le conseil qui compte : prévoyez l’attente à Saint-Étienne. Un duvet, de quoi vous couvrir, de quoi vous occuper.

Ma préparation pour 2026

Elle sera courte : elle commence la semaine du 12 octobre, après deux bonnes semaines de repos suivant l’UTMB Nice. Cela fait sept semaines.

  • Le volume : remonter à environ 100 km par semaine, avec un peu de dénivelé.
  • Les séances clés : de grandes séances de type marathon, avec du fractionné long.
  • L’encadrement : je suis toujours accompagné par ma coach, Élodie Laurent, de Run Athletiq.

Par rapport à 2025, trois choses changent. Je sortais alors d’un marathon fin octobre, avec peu ou pas de préparation spécifique. J’ai accumulé depuis beaucoup plus de dénivelé. Et surtout, je me suis entraîné à courir de nuit, et je me connais bien mieux sur ce genre de distance.

Pour le dénivelé, je m’entraîne à Paris : mes spots et mes séances sont dans mon guide du dénivelé à Paris.

Mon objectif

J’ai une grosse revanche à prendre. Pas forcément sur le chrono, qui dépend beaucoup des années et du parcours. Mais je sais que je peux faire largement mieux. Le but : tout donner et rêver grand. Un top 100, peut-être.

Je raconterai la course ici.

Questions fréquentes

Comment s’habiller pour la SaintéLyon ?

En 2025, par une nuit douce, j’ai couru en short, avec un tee-shirt technique et une seconde couche chaude. J’avais des gants, un bonnet, un legging et une veste, que je n’ai presque pas utilisés. Le dossard est une chasuble, donc une couche de plus. Prévoyez plus chaud si la météo annonce du froid.

Les bâtons sont-ils autorisés sur la SaintéLyon ?

Non, les bâtons sont interdits sur la SaintéLyon.

Quelles chaussures pour la SaintéLyon ?

En 2025, c’étaient des chemins jusqu’au kilomètre 50, puis beaucoup de bitume. Il faut une chaussure de trail avec de l’amorti et du dynamisme sur route. Mes Salomon Sense Ride 5 accrochaient bien dans la boue mais manquaient d’amorti. En 2026, je pars en Brooks Cascadia Elite.

À quelle allure partir sur la SaintéLyon ?

Moins vite que le peloton autour de vous. En 2025, je suis parti à 17 km/h avec les élites et les relayeurs, j’ai passé les 10 premiers kilomètres en 49 minutes, et j’ai vomi dès le kilomètre 25. La course se joue après le kilomètre 45.

Combien de temps faut-il pour préparer la SaintéLyon ?

En 2025, je sortais d’un marathon fin octobre, sans vraie préparation spécifique, et je l’ai payé. En 2026, je la prépare en sept semaines, à environ 100 km par semaine, après deux semaines de repos suivant un ultra.