Rando Trail

Petzl Nao RL : test et avis après une nuit d’ultra

Mon avis sur la frontale Petzl Nao RL après l’UTMB Nice : mode Reactive Lighting, autonomie réelle, changement de batterie, confort, poids mesuré et défauts.

La frontale Petzl Nao RL posée sur un parquet, vue de face, avec ses LED et son bandeau rouge

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Petzl Nao RL

4,5/ 5

Distance parcourue
Une dizaine d’heures de nuit sur l’UTMB Nice, plus 5 ou 6 sorties d’une heure
Conditions
Forêt, montagne, cailloux, brouillard et pluie ; en montée comme en descente, seul ou en groupe
Convient à
Les ultra-traileurs qui passent régulièrement une ou plusieurs nuits dehors en course
Ne convient pas à
Ceux qui courent de temps en temps de nuit en ville, les randonneurs, ou qui font une course de nuit par an

Les plus

  • Mode Reactive Lighting bluffant : une vraie charge mentale en moins
  • Batterie à l’arrière : bien équilibrée et agréable à porter
  • Changement de batterie facile, même en courant
  • Recharge par USB-C, avec un indicateur de charge sur la batterie
  • Une seule batterie a tenu plus de 6 heures en mode Reactive Lighting

Les moins

  • Application inutilisable : elle plante sans arrêt
  • Prix élevé : 139,90 €, plus 48,90 € la seconde batterie
  • Pas de piles : il faut une seconde batterie pour une nuit entière
  • Doit être bien réglée avant le départ, sinon elle bouge
  • S’allume en mode manuel : trois appuis de plus pour passer en Reactive Lighting

Je donne 4,5 sur 5 à la Petzl Nao RL. Son mode Reactive Lighting est bluffant : il adapte l’éclairage à ce que je regarde, et c’est une vraie charge mentale en moins sur une nuit d’ultra. Elle est bien équilibrée, agréable à porter, et la batterie se change en courant. Mais son application est inutilisable, son prix est élevé, et une nuit entière impose d’acheter une seconde batterie. Je la conseille aux ultra-traileurs qui passent régulièrement des nuits dehors, pas à ceux qui courent de nuit une fois par an.

Pourquoi j’ai choisi cette frontale

Une frontale, c’est très important quand on court de nuit, et c’est quelque chose qu’il ne faut pas sous-estimer.

Avant, j’avais une Petzl Actik Core de 625 lumens et une Decathlon HL900 de 600 lumens. Sur la SaintéLyon 2025, je courais avec la Decathlon, et l’Actik Core était dans mon sac en secours. Aujourd’hui, je me sers des deux pour mes sorties de nuit en ville, et l’Actik Core reste ma frontale de secours en course.

Pour la Nao RL, je n’avais eu que de bons retours, d’avis clients comme de mes amis. Je l’ai achetée sur Internet 139,90 €, avec une batterie supplémentaire à 48,90 €.

La Petzl Nao RL posée à plat : la lampe à l’avant, la batterie à l’arrière, reliées par le bandeauLa lampe de la Petzl Nao RL vue de près, avec ses LED et son capteur au centre
La Nao RL entière, puis la lampe de près : le capteur au centre sert au mode Reactive Lighting.

Fiche technique

Caractéristique Valeur
Puissance maximale annoncée 1 500 lumens
Modes Reactive Lighting (automatique) et manuel
Poids mesuré 147 g : 71 g la lampe, 76 g la batterie
Batterie Rechargeable par USB-C, indicateur de charge à 5 voyants
Piles Non compatible
Prix payé 139,90 € la frontale, 48,90 € la batterie supplémentaire

La puissance maximale vient de la fiche de la Nao RL chez Petzl. Le poids est mesuré sur ma frontale.

Les conditions du test

  • L’UTMB Nice : une dizaine d’heures de nuit en course.
  • Avant la course : 5 ou 6 sorties d’une heure de nuit.
Une frontale allumée dans un brouillard épais, de nuit, pendant l’UTMB Nice
De nuit, dans le brouillard, pendant l’UTMB Nice.

J’ai eu toutes les conditions possibles : forêt, montagne, cailloux, brouillard, pluie. En montée comme en descente, seul ou accompagné.

Le mode Reactive Lighting : bluffant

C’est le point fort de cette frontale, et le mode que j’utilise presque tout le temps.

  • Quand je regarde loin devant, elle éclaire loin.
  • Quand je regarde mes pieds, le faisceau devient large.
  • En montée, elle réduit la puissance ; en descente, elle l’augmente.
  • Quand il y a d’autres frontales ou l’éclairage d’une ville, elle s’adapte à la lumière ambiante.

C’est une grosse charge mentale en moins : je n’ai plus à penser aux réglages. La lumière est agréable pour les yeux de celui qui la porte.

Le mode manuel existe aussi. Des amis le préfèrent, et il est tout aussi bien. Mais depuis que je me suis habitué au mode Reactive Lighting, il me correspond moins.

Un détail agaçant : à l’allumage, la lampe se met en mode manuel. Il faut appuyer trois fois de plus pour passer en Reactive Lighting. C’est dommage de ne pas pouvoir le choisir comme mode par défaut.

L’autonomie : prévoyez deux batteries

Voici ce qui s’est passé sur l’UTMB Nice.

  • Début de nuit, en mode manuel : j’étais principalement sur l’éclairage le plus fort. La batterie s’est vidée en 3 heures.
  • Après le changement de batterie, en mode Reactive Lighting : la seconde batterie a tenu au moins 6 heures, et il lui restait de la charge à la fin.

Petzl annonce environ 2 heures à pleine puissance, ce qui correspond à peu près à ce que j’ai vécu. Les autonomies annoncées me paraissent plutôt justes.

Pour moi, une seconde batterie est très importante, voire obligatoire. Contrairement à mon Actik Core ou à ma Decathlon, la Nao RL ne fonctionne pas avec des piles : pour une nuit entière, il faut une batterie de rechange.

Changer et recharger la batterie

  • Le changement : très simple. Je l’ai fait en courant, sans aucun souci.
  • La recharge : par USB-C. Petzl annonce 3 h 30 pour une charge complète.
  • L’état de charge : cinq voyants verts sur la batterie.
La batterie de la Petzl Nao RL tenue dans une mainLa batterie de la Petzl Nao RL vue de côté, avec ses voyants de charge verts
La batterie tient dans la main. Ses voyants verts indiquent la charge restante.

Le confort

La batterie est à l’arrière de la tête. La frontale est donc bien plus agréable à porter que mes deux autres, qui ont la lampe et la batterie à l’avant. On sent vraiment qu’elle a été pensée pour tenir sur la tête.

Nicolas Goullet de Rugy portant la Petzl Nao RL sur sa casquette, vu de profilLa Petzl Nao RL portée sur une casquette, vue de dessus, avec la batterie à l’arrière de la tête
Portée sur la casquette : la lampe devant, la batterie derrière, d’où le bon équilibre.

Le réglage est important :

  • Réglez-la avant le départ. Mal ajustée, elle peut bouger et devenir très désagréable.
  • Une fois bien réglée, elle tient très bien.
  • Avec ou sans casquette : je l’ai portée avec, puis sans, et elle se règle très facilement en courant.

L’application : un vrai point noir

Pour le prix, l’application est une honte. Elle plante sans arrêt : je n’ai même pas réussi à la lancer, et j’ai arrêté d’essayer.

La frontale fonctionne sans l’application. Mais on perd des fonctionnalités que je trouve importantes, notamment le réglage des profils en mode manuel. C’est une vraie déception.

Les défauts

  • L’application, inutilisable chez moi.
  • Le prix : 139,90 €, plus 48,90 € pour la seconde batterie.
  • L’autonomie, un peu plus faible sur le papier que celle de ses concurrentes directes.
  • L’absence de piles : sans seconde batterie, pas de nuit complète.
  • Le mode à l’allumage : elle démarre toujours en mode manuel, et il faut trois appuis de plus pour passer en Reactive Lighting.

À qui elle convient, à qui elle ne convient pas

Pour moi, elle reste largement sur le podium des frontales haut de gamme pour l’ultra-trail. Elle est taillée pour la performance, pour des traileurs qui passent une ou plusieurs nuits dehors en course, de façon régulière.

Elle est moins adaptée :

  • à ceux qui courent de temps en temps de nuit en ville ;
  • à la randonnée ;
  • à ceux qui font une course de nuit par an, comme une SaintéLyon. Dans ce cas, une frontale moins chère fait tout aussi bien l’affaire, à condition d’avoir deux batteries. Mes conseils pour cette course sont dans mon guide pour préparer la SaintéLyon.

Elle est très bien pensée, légère, agréable à porter, avec une très bonne lumière. Son gros point noir reste l’application, et son prix la réserve à une élite.

Où l’acheter

Questions fréquentes

Quelle est l’autonomie réelle de la Petzl Nao RL ?

Sur l’UTMB Nice, ma première batterie s’est vidée en 3 heures, presque toujours à la puissance maximale en mode manuel. La seconde, en mode Reactive Lighting, a tenu au moins 6 heures et il lui restait de la charge à la fin de la nuit.

Faut-il une seconde batterie pour la Petzl Nao RL ?

Pour une nuit entière, oui. Pour moi, c’est presque obligatoire : la Nao RL ne fonctionne pas avec des piles, contrairement à beaucoup de frontales moins chères. J’ai payé la seconde batterie 48,90 €.

Combien pèse la Petzl Nao RL ?

J’ai pesé la mienne : 71 g pour la lampe et 76 g pour la batterie, soit 147 g au total.

Le mode Reactive Lighting de la Petzl Nao RL est-il utile ?

Oui. La lampe éclaire loin quand je regarde loin, large quand je regarde mes pieds, et ajuste la puissance selon la pente et la lumière ambiante. Je ne touche presque plus aux réglages.

La Petzl Nao RL est-elle utile pour la SaintéLyon ?

Pas forcément. Pour une course de nuit par an, une frontale moins chère avec deux batteries fait l’affaire. J’ai couru la SaintéLyon 2025 avec une Decathlon HL900 de 600 lumens.